Qu’est-ce que le « revenge porn » ? , pire que les réseaux sociaux ?
Simple, on pourrait traduire le terme « revenge porn » par une revanche par la
pornographie. Il s’agit tout simplement pour un ex conjoint ou conjointe de
diffuser des photos ou films intimes très compromettants sur le net. Des sites
spécialisés d’ailleurs existent dans ce but.
Le sénat de Californie vient tout juste d’accepter le dépôt d’un projet de loi
visant à réprimer et punir ce type de comportement.
Le but de ces gens était bien d’humilier leurs ex conjoints ou conjointes au
maximum en utilisant des documents privés et intimes théoriquement devant
rester justement dans la sphère privée.
Pour contrer ces déviations qui deviennent de plus en plus courantes, le
sénateur Anthony Cannella a déposé au début de l’année une proposition de texte
de loi pour mieux encadrer ce type d’actes. Son texte a d’ailleurs été accepté
par la chambre haute du Parlement Californien, à une très grande majorité : 37
voix pour, 1 seule s’y est opposée.

Le texte est un complément aux textes déjà existants de protection de la vie
privée. Le fait d’ailleurs de filmer une personne nue sans son autorisation
vous exposait déjà à 6 mois de prison et mille dollars d’amende (2000 en cas de
minorité de la victime). La proposition de loi consiste à étendre ces peines à
quiconque filmerait et diffuserait des images d’une personne (partiellement ou
totalement dévêtu) sur le réseau Internet (la condition est qu’il y ait une
grave détresse émotionnelle de la victime).
Les parlementaires ont voulus dissocier les deux choses, d’une part l’atteinte
à la vie privée et de l’autre la diffusion d’images sur le net. La peine peut
donc être théoriquement doublée pour l’auteur. Tout le problème et le paradoxe
réside en fait sur le fait de prendre ces images à l’insu des victimes, hors au
départ bien souvent ces « victimes » sont consentantes. Le vrai problème est plutôt
la diffusion de ces documents ultérieurement.
Il serait plus judicieux de punir la diffusion d’images sans le consentement
plutôt que de réprimer la prise de ces images.
Alors soit ce sénateur est fan de ce genre de choses, soit il est incompétent
je ne sais pas.
Dans les deux cas c’est un peu inquiétant d’être à coté de la plaque, l’âge
joue peut être ou l’inadaptation aux moyens technologiques modernes, ou aux
nouvelles mœurs tout simplement.
Dans notre pays les textes existent déjà et ce sont les droits à l’image. Pour
une fois que nous sommes en avance sur quelque chose il faut le signaler.
Reste que dans la pratique attaquer pour ce genre de délits risque de vous
faire exposer encore davantage. Réagir par mail en demandant la suppression des
images sous peine de poursuites aux sites coupables, je pense que bien souvent
cette stratégie suffit sans aller jusqu’au procès.
Les sites eux-mêmes peuvent se retrouver abuser entre le fait de diffuser des
images avec ou sans consentements, c’est en effet compliqué de gérer ce genre
de choses. Malgré tout ce phénomène de « renvenge porn » est toujours en phase
de croissance et cela dans tous les pays.
C’est devenu un fléau d’autant plus que certains développeurs de sites pornos
se sont rués sur cette aubaine attirés par l’argent facile, car cela plait
énormément au public évidemment.
Il existe maintenant en « revanche » des sites pour stopper ce genre
d’activité, ils se nomment « stop revenge porn » (arrêter la revanche porno).
Voici un exemple de mail reçu par un de ces sites en Ecosse. Mais peu importe
le lieu.
« J’ai été dans une relation intime pendant 2 ans et demi avec mon premier
petit ami. Nous avons fait des vidéos et des photographies intimes au cours de
cette relation. Nous nous sommes séparés il ya 8 ans, et environ une fois par
an j’obtenais un email obscène de sa part. Certains contenaient des photos, et
une fois j’ai reçu un courriel d’un inconnu vide mais avec une photo de moi. Je
l’ai ignoré, et mon ex petit ami s’est arrêté complètement depuis qu’il s’est
fiancé et marié de son coté. Il m’a pas mal perturbé et je suis encore en train
de réparer les dégâts qu’il m’a causés émotionnellement, et même si je lui ai à
peine parlé en 8 ans son comportement violent me touche encore. Je ne suis pas
Ecossaise, mais j’ai pensé que vous aimeriez connaitre mon histoire. »

Réseaux sociaux !

En résumé les moyens récents de communication empiètent largement dans la
sphère privée qui devient de plus en plus ténue. Sans parler des réseaux
sociaux (dont je ne citerais pas les noms) qui engrange quantité d’informations
privés sans aucun retour en échange à part vous afficher. Faire de l’argent sur
la crédulité de gens qui veulent simplement partager des photos et des idées
avec des proches est-ce vraiment moral ? Mais comme on pourra vous répondre «
mais c’est gratuit ! », en tout cas c’est payant pour certains malins et en
milliards de $ !
Ok mon opinion n’est pas bonne sur les réseaux sociaux et on vous répondra «
mais on peut gérer ses propres informations », telles doivent être pour des
amis, telles autres pour le public, ou telles pour un cercle précis, mais par
contre l’information ne disparaît pas des serveurs, les pirates s’en donnent à
cœur joie ! Les utilisateurs ne le savent pas et ne comprennent rien à 90 % aux
différents réglages possibles, bref cela reste au minimum pour moi de
l’escroquerie morale même si ce n’est pas répréhensible malheureusement.
Peu de chances qu’il y ait une réglementation la dessus par contre ou qu’un
sénateur Américain s’y intéresse (les lobbyistes sont au travail).
Les réseaux interdisent théoriquement le porno, on est donc dans un autre
domaine, mais essentiellement pour moi la différence est mince. Un seul exemple
et il pourrait y en avoir des millions, imaginez le type à été gravement malade
et bien sûr on ne cite pas sa maladie parfois explicitement mais on lui demande
si ca va mieux s’il tient le coup, que d’autres ont surmontés de genre de
maladie, etc. Il peut même y avoir des photos le montrant à différents stades.
A votre avis son potentiel futur employeur 6 mois plus tard qui cherche des
infos sur ses futurs cadres sera-t-il susceptible de l’embaucher ? Bien sûr que
non il ne prendra pas le risque et je le comprends. Finalement n’est ce pas
similaire au cas des photos intimes (peut être pire en fait car cet employeur
s’en fiche des photos nues lui, ça peut même le faire rire, il a surtout
beaucoup moins de chances de tomber dessus).
Vous cherchez une nouvelle activité, installez vous dans l’enquête sur internet
pour fournir des informations que ce soit aux clients, aux fournisseurs, aux
directions des ressources humaines ! Il y à là de formidables opportunités.

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  1. Editorial du 4 aout 2014 | journaldupornojournalduporno

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